{"id":2592,"date":"2021-08-31T11:14:01","date_gmt":"2021-08-31T09:14:01","guid":{"rendered":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/the-spring-i-lost-the-lack-of-touch\/"},"modified":"2021-09-13T10:15:18","modified_gmt":"2021-09-13T08:15:18","slug":"the-spring-i-lost-the-lack-of-touch","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/the-spring-i-lost-the-lack-of-touch\/","title":{"rendered":"The Spring I Lost | The Lack of Touch"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\">Amaia Molinet<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>3\u201314 septembre 2021<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>The Spring I Lost | The Lack of Touch<\/strong> repr\u00e9sente une d\u00e9marche de documentation personnelle, dont le but initial \u00e9tait d\u2019exprimer du point de vue cr\u00e9atif les sentiments contradictoires g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par le confinement de l\u2019ann\u00e9e de la pand\u00e9mie, 2020.<\/p>\n\n\n\n<p>Les photographies font partie de trois s\u00e9ries, qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es et pens\u00e9es (\u00e0 l\u2019origine) s\u00e9par\u00e9ment, ayant \u00e9t\u00e9 par la suite r\u00e9unies par la source et la motivation de ces r\u00e9alisations \u2013 l\u2019incertitude et l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la pand\u00e9mie. Amaia Molinet r\u00e9alise des exercices de documentation sur les contextes dans lesquels elle se trouve (Bilbao, Cluj, Navarra), se r\u00e9appropriant la r\u00e9alit\u00e9 avec l\u2019aide de l\u2019objectif de son appareil photographique. Marqu\u00e9e par l\u2019impossibilit\u00e9 des connections avec la nature en temps de confinement, cette artiste revisite les photographies qu\u2019elle a r\u00e9alis\u00e9es de certains arbres, avant l\u2019irruption de la pand\u00e9mie, pr\u00e9m\u00e9ditant sa prochaine sortie en for\u00eat. Dans ces photographies, elle rajoute de la bu\u00e9e sur l\u2019objectif comme une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la respiration libre, sans masque, et comme un hommage apport\u00e9 au courant photographique picturaliste, sp\u00e9cifique au XIX\u00e8me et au XX\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019acte se red\u00e9couvrir soi-m\u00eame, dans un refuge appel\u00e9 (parfois de force) \u00ab&nbsp;chez soi&nbsp;\u00bb, est devenu possible gr\u00e2ce \u00e0 des introspections caract\u00e9ris\u00e9es par des valeurs positives et n\u00e9gatives. L\u2019auto-observation conduit \u00e0 la prise de conscience des m\u00e9tamorphoses g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la pand\u00e9mie, l\u2019intimit\u00e9 se d\u00e9formant, les \u00e9crans se transformant en substitut \u00e0 la pr\u00e9sence humaine. Les relations interpersonnelles ont \u00e9t\u00e9 soumises \u00e0 une obligation de faire recours aux moyens technologiques, les contacts physiques perdant du terrain face aux restrictions impos\u00e9es par les autorit\u00e9s. Dans ce contexte d\u00e9pourvu de connections physiques, les vuln\u00e9rabilit\u00e9s deviennent des personnages centraux : \u00ab&nbsp;May your vulnerabilities be your fortress&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Amaia Molinet est int\u00e9ress\u00e9e dans sa pratique artistique par les territoires, les fronti\u00e8res (g\u00e9ographiques, politiques et psychologiques), elle associe la perspective des identit\u00e9s territoriales avec les diff\u00e9rentes couches de la r\u00e9alit\u00e9 et elle met en valeur la connection entre le patrimoine naturel et la population de diff\u00e9rentes zones g\u00e9ographiques. Tr\u00e8s li\u00e9e \u00e0 la nature et sensible aux attributs identitaires de cette derni\u00e8re, m\u00eame face aux injustices auxquelles elle est soumise, les \u0153uvres de cette artiste ont parfois de subtiles valeurs activistes, ayant, en g\u00e9n\u00e9ral, pour but de faire prendre conscience et de sensibiliser les spectateurs, par l\u2019usage d\u2019instruments artistiques, dans la prospective de faire (re)conna\u00eetre la r\u00e9alit\u00e9 du point de vue affectif et perceptif.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres pr\u00e9sentes au sein de l\u2019exposition The Spring I Lost | The Lack of Touch marquent, d\u2019une part, les d\u00e9buts de l\u2019artiste dans la sph\u00e8re de ses d\u00e9marches personnelles, motiv\u00e9es par la p\u00e9riode qui a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 des questions existentielles sp\u00e9cifiques aux sentiments d\u2019ins\u00e9curit\u00e9, et d\u2019autre part, la distance (face aux autres) ressentie durant cette p\u00e9riode caract\u00e9ris\u00e9e par les restrictions de la pand\u00e9mie. En d\u00e9pit des contraintes l\u00e9gales, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 trouver une autre forme d\u2019intimit\u00e9, plus stratifi\u00e9e : en nous-m\u00eames, dans nos bons c\u00f4t\u00e9s, mais aussi dans les moins bons, abrit\u00e9s par les r\u00e9cemment r\u00e9adapt\u00e9s \u00ab&nbsp;safe havens&nbsp;\u00bb \u2013 les corps, les mains, les murs ou les relations. Cette forme d\u2019intimit\u00e9 est omnipr\u00e9sente dans la connection d\u2019Amaia Molinet avec la nature, m\u00eame dans un espace o\u00f9 la lumi\u00e8re et l\u2019air propre n\u2019entrent (plus trop). L\u2019artiste d\u00e9montre, \u00e0 travers cette exposition, comment les hommes, comme toute forme d\u2019organisme vivant, peuvent s\u2019adapter aux conditions d\u00e9favorables, continuant leur ascension.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-cyan-bluish-gray-background-color has-background\"><strong>Amaia Molinet<\/strong> (1988) est une artiste n\u00e9e \u00e0 Lodasa (Navarre)&nbsp;; elle vit et travaille actuellement \u00e0 Bilbao. Elle a un Master en Arts performatifs, technologiques et contemporains, ainsi qu&rsquo;une Licence de&nbsp;Beaux-Arts \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 du Pays basque.<br>Elle a d\u00e9velopp\u00e9 sa pratique artistique \u00e0 travers une photographie \u00e9largie, abordant la relation entre territoire et identit\u00e9, et mettant en lumi\u00e8re les caract\u00e9ristiques symboliques des paysages.<br>Elle a re\u00e7u des subventions et des prix des organisations telles que le Mus\u00e9e Guggenheim, INJUVE (Minist\u00e8re espagnol de la Culture), Eremuak (Gouvernement basque), le Centre d&rsquo;Art Complutense, le Centre d&rsquo;Art contemporain Huarte,&nbsp;ou encore la fondation BilbaoArte, et elle a en outre effectu\u00e9 des s\u00e9jours en r\u00e9sidence artistique \u00e0 Artifariti (Sahara occidental), SIM House (Reykjavik), Nau Estruch (Sabadell, Barcelone), Z\u00e9bra3 \u2013 la Fabrique Pola (Bordeaux) et au Centre d&rsquo;Int\u00e9r\u00eat&nbsp;(Cluj-Napoca).<br>Elle a eu des expositions personnelles telles que <em>Transf\u0103g\u0103r\u0103\u0219an <\/em>\u00e0 l&rsquo;Institut Cervantes (Bucarest), <em>The Earth may want to be like it was before existing <\/em>\u00e0 Hiriartea (Pampelune), <em>Das Paradies<\/em> \u00e0 La Taller (Bilbao), <em>Future Fossils<\/em> au Mus\u00e9e arch\u00e9ologique de Bilbao et au Centre culturel San Mart\u00edn (Buenos Aires) et <em>Mugak<\/em> \u00e0 la Fondation BilbaoArte.<br>Ses \u0153uvres ont fait partiedes expositions collectives dans des lieux tels que le Mus\u00e9e de Navarre (Pampelune),&nbsp;la Salle Rekalde (Bilbao), le Centre culturel Montehermoso et le Mus\u00e9e Artium (Vitoria-Gasteiz), le Mus\u00e9e San Telmo (Saint-S\u00e9bastien), le Centre d&rsquo;Art contemporain Fabra i Coats (Barcelone), ou la Galerie Rafael P\u00e9rez Hernando (Madrid), parmi d&rsquo;autres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Exposition photographique d\u2019Amaia Molinet. Vernissage : le 3 septembre 2021, \u00e0 18h30<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":2588,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[123,70,56],"tags":[],"class_list":["post-2592","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-2021-fr","category-archive","category-la-cave-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2592","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2592"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2592\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2665,"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2592\/revisions\/2665"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2588"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2592"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2592"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/institutfrancais.ro\/cluj-napoca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2592"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}