Le mois des cadeaux littéraires à l’IFR Iași

Choisissez la culture au mois de décembre, venez à l’Institut français de Roumanie à Iași ! Cet hiver, la magie des grands classiques de la littérature française sera à l’honneur, avec deux événements qui marqueront le Bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire, à Iași et à Suceava, et un Focus Jean Cocteau à l’IFR à Iași.  

En avant-goût aux vacances d’hiver, nous vous proposons plusieurs rencontres avec un invité qui, par le biais de sa voix exceptionnelle, nous ouvrira de nouvelles perspectives sur la littérature. Comédien et metteur en scène, réalisateur de films, Charles Gonzales a été directeur artistique des spectacles au musée Rodin de Paris, il a collaboré avec de nombreuses chaînes de radio, dont France Culture, il est l’auteur de deux livres, Récit d’une noce obscure et Vers un théâtre d’ambre. Il a mis récemment en scène La Voix humaine de Jean Cocteau sur la scène du Théâtre National d’Helsinki et en a réalisé un film. Il est Chevalier des Arts et des Lettres.  

Programme des événements  

Commémoration Bicentenaire de la naissance de Baudelaire – 7 décembre 2021, 18h00, à l’IFR à Iasi (salle Benjamin Fondane) et 8 décembre 2021 à Suceava 

Dans le cadre des rencontres poétiques Au fil des mots initiées à l’Institut français de Roumanie à Iasi, en partenariat avec le Musée de la poésie de Iasi.  

Récital : Charles Gonzalès dit Baudelaire 

Textes : Poèmes Les Fleurs du Mal et Petits poèmes en prose  

Charles Baudelaire a ouvert la voix de la modernité en poésie. Poète qualifié de sulfureux, il est incontestablement l’un des plus grands poètes  français.
Il y a 150 ans paraissaient les Fleurs du Mal qui déchaînaient les foudres de la justice. Six poèmes ont été interdits, publiés en Belgique et n’ont connu la réhabilitation qu’en 1949. Charles Gonzalès choisit d’introduire son récital par ces « bijoux » issus des dédales de la conscience. Suivent d’autres poèmes des Fleurs du Mal et des petits poèmes en prose, qui présentent un voyage tantôt dans l’extase, tantôt dans les abîmes du péché. 

Un récital à savourer, qui ne laissera personne indifférent. 

Focus Jean Cocteau – 9 décembre, 18h00 (salle B. Fondane): projection « La Voix humaine »  

Interprète: Terhi Panula  

Libre adaptation d’après le spectacle créé en 2019.  

Théâtre National de Finlande.  

Mise en scène et réalisation : Charles Gonzalès  

Au-delà de la beauté du texte à travers la voix mentale de l’actrice, ce film traite principalement d’une déclaration d’amour de l’actrice adressée au Théâtre National de Finlande où elle a passé une grande partie de sa vie et dont le spectacle « La voix humaine » de Jean Cocteau, créé en 2019, est en quelque sorte le couronnement.  

Entre réalité et fiction la frontière est ouverte pour le trafic mental. Le port…lieu d’arrivées et de départs, les rues… artères qui palpitent d’anonymes où la marche mène vers l’inconnu ou des destinations à prendre… la grande place de la Gare d’Helsinki…lieu de mémoires, de rires, de pleurs… le théâtre enfin… sa façade de style Art nouveau (aux allures d’entrée de château féérique avec ses deux tourelles latérales) face à la modernité du Musée Ateneum et la statue d’Aleksis Kivi, assis, qui tourne le dos au théâtre…son entrée des artistes… ses couloirs… ses escaliers… une loge … qui ressemble étrangement à la description écrite par Cocteau dans la préface de la pièce, la grande scène dénudée…sans décor, silencieuse dans tout son mystère et sa profondeur, enfin une somptueuse salle… monstrueusement vide.  

Par les images tournées, souvent en décalage esthétique avec la voix off, ressort en dominante le thème de la solitude de l’artiste…ses transitions entre rêves et cauchemars… son passé et son présent…ses rires et ses larmes…la réalité objective et son univers mental…le temps qui passe inexorablement…et enfin l’aboutissement d’une reconstruction, sa reconstruction, son indépendance… sa liberté…et atteindre l’éclatement de toutes les contraintes afin de se créer une nouvelle vie, ailleurs… Une histoire simple, une histoire banale pour un film au propos intense. Le film peut être résumé par les deux citations suivantes : « Le sommeil de la raison engendre des monstres ». Francisco Goya.  

« La voix est certainement l’endroit le plus énigmatique et le plus sensuel du corps humain ». Roland Barthes.