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TIFF.25 – Jury jeune francophone TV5 Monde – Institut français de Romanie

Le Festival international de film Transilvania fête sa 25-ème anniversaire cette année, du 12 au 21 juin !

L’Institut français est un partenaire traditionnel du festival et il coordonne le Jury jeune francophone, qui réunit 6 jeunes de moins de 25 ans, venus d’horizons divers. Leur tâche est de choisir le meilleur film de langue française du festival pour décerner le Prix du Jury jeune francophone TV5 Monde – Institut français. Les membres du jury cette année :

Noémie Humblot
J’ai 21 ans,  je suis française et je vis à Cluj-Napoca dans le cadre d’un volontariat européen. Le cinéma est pour moi un espace de dialogue, d’échange et d’émotions. Vivre le TIFF au cœur de Cluj est une opportunité rare de m’immerger dans la diversité du cinéma contemporain. Je suis très heureuse de faire partie du Jury Jeune Francophone cette année.
  Julie Menut
J’ai 24 ans et je suis en 5ᵉ année de médecine dentaire à l’UMF. Je suis originaire de France et j’ai déménagé à Cluj pour mes études en 2021. J’aime voyager, le surf, la natation, le jazz et surtout le cinéma. Le cinéma occupe une place importante dans ma vie, il m’a inspirée dans mes choix personnels comme professionnels, notamment en éveillant mon intérêt pour le milieu médical à travers des films comme Hippocrate ou Première Année de Thomas Lilti. J’apprécie autant les films qui impressionnent par leur mise en scène et leurs décors que ceux qui marquent durablement par la profondeur de leurs personnages, leur courage, leurs failles et leur humanité.
 
Fanny Roussel
J’ai 21 ans et je suis étudiante en licence de lettres modernes et cinéma à l’université Sorbonne Nouvelle, à Paris. Passionnée par la littérature et le cinéma, je suis particulièrement intéressée par les liens que ces deux arts peuvent tisser et la manière dont ils se nourrissent l’un l’autre, narrativement et esthétiquement.
Participer au jury jeune francophone du TIFF.25 est pour moi une vraie chance : celle de découvrir différentes visions du 7ᵉ art, portées par des chemins de vie, des influences, des regards culturels et des sensibilités variés. Le cinéma est pour moi un moyen de toucher une forme de liberté, de la questionner, mais aussi et surtout un moyen de prendre du recul et de réévaluer ses certitudes, car c’est un art qui se prête à des pensées, réceptions et opinions venues de toute part.
Je suis donc persuadée que le festival va m’ouvrir encore davantage, autant sur les films et leur puissance que sur ma façon de les regarder.
  Miruna Ursache
Fraîchement sortie de ma première année à Sciences Po Paris, avec une formation orientée vers les sciences politiques et le droit… une perspective qui, loin de m’éloigner de l’art, m’aide à mieux le contextualiser et à l’analyser avec plus de profondeur. Flâneuse dans l’âme et lectrice de George Sand, j’ai 19 ans, je parle roumain, anglais et français, et j’apprends actuellement l’arabe, convaincue que chaque langue ouvre une nouvelle façon de voir le monde. C’est en m’immergeant dans l’histoire et la culture françaises que ma passion pour le cinéma francophone s’est véritablement éveillée, nourrie par les cours de cinéma et de théâtre qui m’ont appris à regarder avec à la fois plus de rigueur et plus de sensibilité. Entourée de cinéphiles depuis toujours, j’ai longtemps voulu apporter ma propre voix à ces conversations, et le jury est l’occasion idéale de le faire. Le TIFF fait partie de ma vie depuis cinq ans, et chaque édition me rappelle pourquoi le cinéma reste l’un des langages les plus universels qui soit.
 
Răzvan Vrânceanu
Programmeur, cinéphile, grand lecteur et un très vif chercheur du sens de la vie, j’ai toujours eu du mal à me définir. J’ai 25 ans, j’ai étudié l’informatique à Babes-Bolyai et je suis depuis programmeur à Cluj-Napoca. Dès mon adolescence j’entretiens une forte passion pour la philosophie et les arts, notamment la lecture et le cinéma. Ce sont mes façons de traverser les expériences des autres pour mieux comprendre les miennes. Ce qui m’attire dans un film c’est la capacité à transformer un instant banal en une expérience intime, sincère et unique. En tant qu’homme dans le monde de l’informatique, l’art m’aide à donner un sens à ma vie et j’ai donc hâte de participer au TIFF et de contribuer aux conversations que le cinéma ne cesse d’ouvrir.
  Sara Wasicsek
J’ai 20 ans et j’étudie les sciences politiques et la psychologie à l’Université de Mannheim, en Allemagne. En 2025, j’ai fait partie du Jury Étudiant du Festival International de Film de Mannheim-Heidelberg, où j’ai eu l’occasion de discuter directement avec des réalisateurs, des acteurs et des professionnels de l’industrie. J’ai également été impliquée dans plusieurs espaces cinématographiques roumains : Ceau, Cinema!, Cinema Timiș et le ciné-club F-Sides. Ce qui m’attire dans un film, ce sont les détails qui passent inaperçus au premier regard : la façon dont les costumes construisent un personnage ou la psychologie derrière les choix d’un réalisateur.
 
La mentor du jury des jeunes francophones est Corina Șuteu, consultante culturelle et ancienne ministre de la Culture.

 

Liste des films inclus dans la compétition

Festivalul Filmului Francez

La XXXe édition du Festival du film français aura lieu du 19 au 29 mars à Bucarest et dans 15 autres villes du pays. À Cluj-Napoca, l’événement organisé par l’Institut français de Roumanie dans le cadre du Mois de la francophonie se déroulera au cinéma Victoria du 19 au 22 mars

Fort d’une tradition de 30 ans, le festival s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles et comme un espace privilégié de dialogue interculturel, grâce à une programmation exigeante, ouverte aux grands thèmes contemporains et aux nouvelles formes d’expression cinématographique.

Pour célébrer cette édition anniversaire, le festival propose à Cluj une sélection de 11 films, mêlant des productions inédites à des titres de référence du cinéma français de ces dernières années.

La section Panorama mettra à l’honneur des films remarqués dans les grands festivals internationaux, tels que ceux de Cannes et de Venise. L’Étranger de François Ozon, adaptation en noir et blanc du roman éponyme d’Albert Camus, sera présenté samedi soir à Cluj. Dans le cadre de cette section, on pourra également voir L’Attachement de Carine Tardieu, un film émouvant récompensé par les César du meilleur film de l’année et du meilleur scénario, Dossier 137 de Dominik Moll, qui aborde le thème de la violence policière, présenté en compétition à Cannes l’année dernière et pour lequel Léa Drucker a récemment reçu le César de la meilleure actrice, et Chien 51 de Cédric Jimenez, un thriller de science-fiction sur un Paris dystopique contrôlé par l’intelligence artificielle.

La compétition Jeunes Talents – Long métrage met en avant quatre films signés par une nouvelle génération de cinéastes. Le programme sera présenté à Bucarest, Cluj-Napoca, Iași et Timișoara, et le public est invité à voter pour son film préféré. Nino de Pauline Loquès raconte l’histoire d’un jeune homme timide, diagnostiqué d’un cancer à la veille de ses 29 ans, qui doit affronter sa propre mortalité pendant le week-end précédant le début de sa chimiothérapie. Le film a remporté le César du meilleur premier film et Théodore Pellerin, l’acteur principal, le César du meilleur espoir masculin. Météors de Hubert Charuel suit deux jeunes gens, Mika et Daniel, dont les aspirations se heurtent sans cesse à des obstacles. Partir un jour est une comédie musicale réalisée par Amélie Bonnin qui explore le retour aux sources, tandis que Animale, un film fantastique d’horreur d’Emma Benestan, raconte l’histoire d’une femme torero qui commence à observer des changements inquiétants autour d’elle et en elle-même.

Le programme de Cluj comprend également deux films destinés aux jeunes. Le Chant des forêts de Vincent Munier, récemment récompensé par le César du meilleur film documentaire, ouvrira jeudi soir l’édition de cette année du festival à Cluj, et samedi après-midi, vous pourrez regarder en famille le merveilleux film d’animation La plus précieuse des marchandises de Michel Hazanavicius, dont l’action se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale.

La section Patrimoine : 30 ans de cinéma français invite les spectateurs à redécouvrir les grands classiques du cinéma français, mis en dialogue avec des films récents, des années 90 et contemporains, et comprendra à Cluj-Napoca le film plein d’humour Dolce far niente de 1998 du réalisateur Nae Caranfil, qui présente les deux années que Stendhal a passées en Italie.


Les billets sont disponibles en ligne ou à la caisse du cinéma Victoria, 51, bd. Eroilor.
Tous les films seront sous-titrés en roumain et en anglais.


Jeudi, 19 mars

20h00
GALA D’OUVERTURE
LE CHANT DES FORÊTS
1h33’
Distribué par : Culoar Films

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Vendredi, 20 mars

15h30
Compétition
MÉTÉORS
1h51’
Distribué par : Transilvania Film

18h00
Compétition
NINO
1h37’

20h00
Panorama
L’ATTACHEMENT
1h46’

Samedi 21 mars

14h00
Jeunesse
LA PLUS PRÉCIEUSE DES MARCHANDISES
1h21’

16h00
Panorama
CHIEN 51
1h45’

18h00
Compétition
PARTIR UN JOUR
1h38’

20h00
Panorama
L’ÉTRANGER
2h2’
Distribué par : Independența

Dimanche 22 mars

12h00
Patrimoine
DOLCE FAR NIENTE
1h59’
Distribué par : Independența

14h30
Compétition
ANIMALE
1h43’

17h00
Panorama
DOSSIER 137
1h56’

Événement organisé par l’Institut français de Roumanie.

Partenaire principal : ORANGE

Partenaire : Groupama

Partenaires média principaux : RFI România, TV5 Monde, AGERPRES, TVR

Partenaires média : Radio România Cultural, Radio România Internațional, Zile si Nopti, Cinemap, Urban.ro, Films in Frame, Cinemagia, LiterNet, CineFan, Cinefilia, Happ.ro, MovieNews, IQads, Smark, Blitz TV, Observator Cultural, Revista FILM, Revista BIZ, Librăriile Cărturești

Nuit des idées – La fabrique des récits

L’écriture à l’ère des réseaux sociaux face à la littérature

L’Institut français de Cluj vous invite le 26 février à participer à un débat sur l’évolution de l’écriture à l’ère des réseaux sociaux et son dialogue avec la littérature traditionnelle dans le cadre de la Nuit des Idées/La fabrique des récits, événement mondial du réseau des Instituts français.

À travers un échange entre Gnim Atakpama, expert média togolais, et Bianca Bartoş, spécialiste en littérature française, l’événement interroge les nouvelles formes narratives façonnées par le numérique : Comment les plateformes sociales transforment-elles notre manière d’écrire, de lire et de raconter le monde ? Ces nouveaux récits concurrencent-ils ou enrichissent-ils la littérature classique ? Entre analyse critique et regards croisés, ce débat met en lumière les tensions, les complémentarités et les perspectives d’avenir de la création littéraire à l’heure du digital.


Bianca-Livia Bartoș est enseignante-chercheuse à l’Université Babes-Bolyai de Cluj-Napoca, en Roumanie. Ses intérêts portent sur la littérature française du XIXe siècle, ainsi que sur le roman moderne, les interférences entre l’art et la littérature, les expérimentations scripturales ou les études de genre. Ses études les plus récentes portent sur des auteurs tels que George Sand, André Gide et Hervé Bazin, parues chez des maisons d’édition prestigieuses nationales et internationales.

Les Rencontres – Întâlnirile Institutului Francez  

Achetez vos billets ici

Réalisateur : Guillaume Nicloux | avec Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte, Amira Casar
France, Belgique | 2024 | drame, romance | 98 min. | sous-titré en anglais

L’Institut français de Cluj vous invite à la projection du film Sarah Bernhardt, La Divine, consacré à la figure légendaire de Sarah Bernhardt, suivie d’une discussion interactive avec le public autour de l’évolution de la place des femmes dans le théâtre.

À partir du parcours exceptionnel de cette grande tragédienne, la rencontre propose une réflexion sur les transformations du répertoire dramatique, du langage théâtral et des représentations féminines sur scène. Comment les textes ont-ils évolué ? Comment la mise en scène et les pratiques artistiques ont-elles redéfini les rôles féminins ? Quelle est aujourd’hui la place des femmes dans les institutions théâtrales ?

La discussion réunira Ștefana Pop-Curșeu, directrice artistique du Théâtre national de Cluj, et Anca Hațiegan, historienne du théâtre, les deux étant également enseignantes dans le cadre de la Faculté de Théatre et Film de l’UBB Cluj. Elles exploreront les expériences professionnelles des femmes artistes : leurs trajectoires, leurs marges de liberté, leurs relations avec les metteurs en scène, les réalisateurs et les équipes techniques, ainsi que les dynamiques de pouvoir et de collaboration au sein du milieu théâtral. Un temps d’échange avec le public viendra nourrir cette réflexion, pour interroger les enjeux contemporains d’égalité, de création et de transmission dans les arts de la scène.

Nuit des idées – La fabrique des récits / 2

Le doute comme approche d’une forme de vérité

L’Institut français vous invite à une réflexion approfondie sur les mécanismes de construction de l’information et sur la place du doute comme outil critique face aux récits contemporains. À travers un dialogue croisé entre Gnimdéwa Atakpama, expert média du Togo, et Sergiu Miscoiu, spécialiste en politique européenne, directeur du Centre d’études africaines et du Centre de coopérations internationales de l’Université Babeș-Bolyai de Cluj, la rencontre s’enrichit également de la participation de Antoine Heemeryck, anthropologue, chargé de recherche au Musée national du paysan roumain et chercheur associé au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (CESSMA).
Le débat portera sur la désinformation, le populisme et les dynamiques
contemporaines de production des récits publics. Il mettra en lumière les enjeux sociaux, culturels et politiques liés à la circulation de l’information à l’ère numérique, en interrogeant la manière dont les discours médiatiques façonnent les perceptions collectives et influencent les opinions publiques.
Les différentes interventions permettront d’évoquer les nuisances liées à l’appauvrissement des langages et à la banalisation d’une terminologie syncopée, parfois violente, qui simplifie à l’extrême des réalités complexes. En questionnant ces formes discursives, les intervenants proposeront des repères pour dépister les terminologies d’influence, comprendre les mécanismes de manipulation symbolique et développer une posture critique face aux flux d’informations.
En plaçant le doute non pas comme une faiblesse mais comme une méthode, « La fabrique des récits » invite le public à repenser les conditions d’accès à une forme de vérité, à travers l’analyse, la vigilance et le dialogue éclairé.

Partenaire principal : Orange
Partenaire : BRD Groupe Société Générale
Partenaires institutionnels : NARDIV, Horizon Europe


Atelier de lecture – Villes et campagnes, en pages de littérature

Aimez-vous découvrir de nouveaux textes et des voix littéraires fortes qui nous surprennent ?

L’atelier de lecture en langue française proposé dans le cadre des Nuits de la lecture explore, à travers la littérature, le lien entre les villes et le monde rural, les espaces qui les relient, la mémoire des lieux et les changements sociaux.
À partir de courts textes, lus à vue, nous découvrirons des extraits de romans d’auteurs français contemporains tels que Nicolas Mathieu, Serge Joncour, Marie-Hélène Lafon, Patrick Modiano et Annie Ernaux. Ce sont des textes qui parlent d’adolescence, de mémoire, d’identité, des lieux qui nous marquent et de la manière dont les espaces où nous vivons façonnent nos vies.
L’atelier est conçu comme un moment de lecture détendue et d’échanges d’idées, sans connaissances préalables ni « lectures obligatoires ». Vous venez, écoutez, lisez, réagissez, posez des questions – ou simplement profitez des textes et de l’atmosphère.
Un atelier pour les curieux et pour tous ceux qui souhaitent découvrir la littérature française contemporaine de manière accessible et conviviale.

Echoes of Arrival / Échos de l’arrivée

5–27 février 2026
La Cave, Institut français
22; rue I.I.C. Brătianu, Cluj-Napoca
vernissage : 5 février, 18h
horaires d’ouverture : L–V, de 10h à 17h

Artistes : Irina Motroc, Raluca Pintea, Man Pan Lau, Paul Moldovan, Toma Ștefănescu

Commissaire de l’exposition : Gabriela Moldovan

Résonance du moi présent représente la forme naturelle d’un déroulement : d’un impact et de ses conséquences. L’action est incertaine, tout comme l’avenir qu’elle ouvre, mais le point de basculement suit. La série d’expositions retrace cet intervalle fragile, dans lequel le moi présent est pris entre le toucher et la réaction, entre le stimulus et la transformation.

Echoes of the Arrival ouvre la série Résonance du moi présent comme un premier moment d’impact. Non pas comme une destination, mais comme une entrée dans un état. L’arrivée ne clarifie ni ne stabilise ; elle expose le moi présent à un premier contact. C’est une étape incertaine, dans laquelle la perception est activée avant d’être organisée, et la réaction précède la compréhension.

Les œuvres de Toma Ștefănescu, Paul Moldovan, Raluca Pintea, Man Pan Lau et Irina Motroc ne décrivent pas ce moment, mais le déclenchent. À travers des interventions qui activent la lumière, le son, l’image et la matérialité, l’exposition construit un espace de rencontre directe, dans lequel l’environnement agit sur le corps et l’attention. L’impact n’est pas singulier, mais fragmenté, produit par différentes intensités qui se chevauchent et s’influencent mutuellement.

Dans ce contexte, le moi présent n’apparaît pas comme une identité formée, mais comme une surface sensible. Il ne génère pas de sens, mais le reçoit sous la forme de stimuli persistants. L’écho devient ainsi la structure de l’expérience : ce qui est perçu continue de résonner au-delà du moment du contact, sans se refermer sur un récit cohérent. L’expérience est retardée, rejouée et assimilée de manière incomplète.

Echoes of the Arrival fonctionne comme un seuil dans le déroulement de la série. Un espace de première vibration, dans lequel l’impact est produit, mais ses conséquences restent en suspens.


Partenaires : Ile de France • Domeniile Franco-Române

Joyeuses fêtes !

The Underneath Twirls

5–18 décembre 2025 / 12–23 janvier 2026
La Cave, Institut français
22, rue
I.I.C. Brătianu, Cluj-Napoca
vernissage : 5 décembre, 18h
horaires d’ouverture : L–V, 10h–17h

Artistes exposants : Dragoș Bădiță / Alexandra Brînzac / Alexandru Mora

Nous inaugurons à La Cave l’exposition collective The Underneath Twirls, la dernière d’une série de trois, qui fait partie d’un programme organisé par Alexandra Mocan, intitulé Narrowing Down*.

The Underneath Twirls propose une descente dans les couches cachées de l’existence matérielle et du psychisme, là où la dégradation et la régénération coexistent. Les œuvres présentées vivent au-delà de notre regard immédiat, déployant leurs propres sous-couches sous lesquelles se développent de nouveaux mondes intérieurs.
Dans ces espaces, la matière et l’instinct, le visible et l’invisible se croisent, générant de nouveaux écosystèmes. Les formes et les textures respirent à leur propre rythme, où la décomposition et la transformation se reflètent mutuellement, et où l’autodévoration et la reconfiguration deviennent des gestes indissociables. Dans les trois approches exposées, la fragilité et la résilience mettent en lumière de nouvelles perspectives sur la cyclicité de la vie et l’interdépendance entre le visible et l’invisible. (…)

*Narrowing Down se déroule à travers trois expositions, suivant le cours de la vie à mesure qu’elle s’écoule progressivement.


Dragoș Bădiță (né en 1987) est un artiste multimédia qui vit et travaille à Bucarest. Diplômé de l’Université d’art et de design de Cluj-Napoca, il travaille principalement avec des médiums traditionnels, tels que l’huile et l’encre, et explore depuis peu l’art génératif et l’animation.
Sa pratique artistique part d’une conscience aiguë du passage du temps, qui le conduit à réfléchir sur la manière dont le temps façonne nos expériences. Capturant des moments fugaces de la vie quotidienne, ses œuvres figuratives cachent sous leur calme apparent une charge existentielle et parfois presque mystique. En accordant une attention particulière aux gestes, aux expressions et aux détails discrets, Bădiță explore la nature éphémère des sentiments humains et la fragilité des instants qui composent notre existence.

Alexandra Brînzac (née en 1991 à Sebeș, Roumanie) est une artiste multidisciplinaire établie à Cluj-Napoca, en Roumanie. Diplômée du programme de master en sculpture de l’Université d’art et de design de Cluj-Napoca, sa pratique explore les sous-couches de l’identité et de la matérialité, entremêlant des récits intimes avec des thèmes sociaux pressants, ainsi qu’une compréhension nuancée des formes naturelles et une relation intuitive avec les schémas instinctifs et comportementaux.
Outre ses études artistiques, qui comprennent un séjour Erasmus dans le centre de l’Italie, elle est titulaire d’une licence en aménagement paysager de l’Université USAMV, obtenue en 2014, un parcours qui influence subtilement sa sensibilité aux formes organiques et aux textures présentes dans sa pratique artistique.

Alexandru Mora vit et travaille à Cluj-Napoca. Il a obtenu un master à l’Université d’art et de design de Cluj-Napoca, département de photographie, en 2016. Sa pratique artistique se situe à la croisée de l’installation médiatique et de la photographie argentique, avec un intérêt constant pour la photographie noir et blanc en format moyen. Il explore en permanence le développement d’une esthétique personnelle, façonnée par le désir de créer des récits imaginaires entre les personnages et les espaces qu’il découvre et photographie.

Partenaires : Ile de France • Domeniile Franco-Române

Performing (un)expectations

Artistes :
Emma Cossée Cruz · Alexandra Constantinescu · Nelmarie du Preez · Gabriela Löffel · Nicoleta Mureș · Gülşah Mursaloğlu · Albert Kaan · Matei Toșa · Berkay Tuncay

Nous avons le plaisir d’inaugurer à La Cave l’exposition collective Performing (un)expectations, deuxième volet d’une série de trois projets, inscrits dans le programme Narrowing Down*, conçu par Alexandra Mocan.

Oscillant entre conventions liées au domaine de la performance et explorations personnelles, entre action et retrait, entre performance et non-performance, Performing (un)expectations met en lumière la fragilité et l’absurdité de l’effort. L’exposition réunit de nombreux artistes qui interrogent les cycles infinis de transformation, de répétition et d’adaptation, tout en réfléchissant aux manières dont nous accomplissons notre travail, nos tâches et nos réussites dans un contexte mouvant de pression, de prévisibilité, de fatigue et d’épuisement — là où les frontières entre succès et échec s’effacent, et où l’immobilité peut porter autant de sens que l’action.

*Narrowing Down
se déploie à travers trois expositions, accompagnant le rythme et le flux progressif de la vie.


Artiste basée à Cluj-Napoca, Alexandra Constantinescu développe une pratique à la croisée des arts visuels et du design, en accordant une attention particulière au processus de création et à l’exploration de la subtilité. Son travail s’articule autour de la perception de la couleur et de l’usage du texte, qu’elle aborde de manière à révéler des significations au-delà du visible.
Elle est diplômée en 2004 de la section Sculpture de l’Université d’art et de design de Cluj-Napoca, où elle a également obtenu un master en 2015. La même année, grâce à une bourse internationale de master, elle a suivi un semestre de cours intitulé Ceramics: Art and Function à la Faculté des Beaux-Arts de l’Université du Pays basque.

Matei Toșa (né en 1993 à Cluj-Napoca) est un artiste visuel dont la pratique s’articule principalement autour du dessin. Fort de sa formation en sculpture, il développe une sensibilité particulière aux relations entre forme et espace, perceptible dans l’ensemble de son travail. Ses dessins, souvent inspirés par des fragments du quotidien et imprégnés d’une subtile dose d’humour, abordent de manière directe des thèmes tels que l’isolement et l’introspection.
Titulaire d’un master en graphisme de l’Université d’art et de design de Cluj-Napoca, il est également cofondateur de MATCA artspace, où il s’engage activement dans le soutien et le développement de la scène artistique locale.

Nicoleta Mureș (née en 1996) est une artiste roumaine basée à Madrid dont la pratique englobe le collage numérique, la vidéo, l’animation, la 3D, la réalité augmentée et l’intelligence artificielle générative. Son travail constitue une observation continue du corps virtuel confronté à diverses formes de stress, d’anxiété et de peur. À travers ces explorations, elle cherche à questionner les possibilités et les limites qui placent le corps — qu’il soit réel ou numérique — au centre de l’expérience contemporaine.
Ses œuvres dépeignent un futur dystopique où les individus doivent composer avec des émotions inaccessibles, l’isolement et la désincarnation, influencés par la manière dont la technologie nourrit les désirs de consommation de l’humanité. Ses projets examinent la façon dont Internet déforme notre rapport à la vie et provoque des transformations profondes chez les êtres humains. Le manque de réactions authentiques l’amène à envisager une forme d’« engourdissement » des sens et de la personnalité. À mesure que nous passons davantage de temps à rechercher du contenu en ligne, nous devenons, selon elle, semblables aux objets qui nous entourent — figés, immobiles, intégrés à nos appareils.
Les œuvres de Nicoleta ont été présentées dans des festivals tels que Tour de Moon (2022), Simultan (2022, 2024), Digerati Emergent Media Festival (2023, 2024), ADAF (2024) et PAF (2024), ainsi que dans des foires d’art telles que Liste Art Fair Basel (2022) et Viennacontemporary (2022)..

Albert Kaan est un artiste dont la pratique s’étend à un large éventail de médiums, incluant la sculpture, l’installation, le dessin, la photographie, la vidéo et la performance. Son travail est présenté aussi bien sur la scène locale qu’internationale, dans des contextes variés.
Souvent axées sur des interventions dans l’espace public, ses œuvres prennent par la suite la forme de photographies, de vidéos ou d’objets lorsqu’elles sont exposées en galerie. Sa démarche repose sur la performativité du quotidien et sur la transformation de l’espace personnel en un lieu d’exploration partagé.
Né en Roumanie quelques années après la chute du régime communiste, il vit et travaille entre Bucarest et la région rurale de Gulia.

Gabriela Löffel (1972, Suisse) Dans son travail, elle transforme souvent des documents existants pour les faire entrer dans des formes d’interprétation et de mise en scène, faisant de cette démarche un élément essentiel de sa création. Cette approche donne souvent lieu à des projets au long cours, qui ouvrent des espaces de questionnement et instaurent des ruptures dans les récits linéaires. Son intérêt se porte sur l’ambiguïté du sujet et de son contexte. Dans cet espace intermédiaire, né de sa manière d’aborder les thèmes, ses œuvres invitent à réfléchir à notre compréhension du monde, à partir du moment où nous prenons conscience de la fragmentation de notre savoir.

Emma Cossée Cruz, artiste franco-chilienne née en France en 1990, vit et travaille à Marseille. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris et a également étudié à l’Universität der Künste de Berlin et à l’UNA de Buenos Aires.
Ses installations, qui mêlent photographie, vidéo et sculpture, explorent et réinterprètent des objets ou dispositifs en relation avec le corps, mettant en lumière la manière dont ils influencent nos modes de vie, notre imaginaire et nos désirs.
En 2021, Emma Cossée Cruz a réalisé la série photographique Porosités, intégrée en 2024 à la collection d’art contemporain du département de la Seine-Saint-Denis.
En 2022, elle a été lauréate du programme Dos Mares – Marseille International Residencies, et a exposé à la Vitrine d’Art-cade Marsilia ainsi qu’au Salon Polyptyque organisé par le Centre Photographique de Marseille. En 2023, elle a bénéficié d’une bourse individuelle de création de la DRAC PACA, ainsi que de résidences à Metaxu Toulon et au Frac Sud – Cité de l’art contemporain.

Nelmarie du Preez (Afrique du Sud, 1985) Artiste pluridisciplinaire, elle développe un travail à la croisée de la performance, de la photographie, de la vidéo et des arts numériques. Elle est diplômée d’un master en arts informatiques (2013) et d’un master en arts visuels (2014) à Goldsmiths, University of London.
Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles à la Ribot Gallery (Milan, 2018), ad-ad projects (Hanovre, 2018), Pretoria Art Museum (2016), Room Gallery and Projects (2016) et arebyte gallery (Londres, 2015). Elle a également participé à de nombreuses expositions collectives dans des institutions telles que le Museum am Dom (Trèves, 2018), la New Media Gallery (Vancouver, 2017), le Transmediale Festival, Documenta 14, la Biennale internationale des arts numériques (Montréal, 2016), le London Open à la Whitechapel Gallery (2015) et Home Works 7 à Ashkal Alwan (Beyrouth, 2015).
Elle a pris part à plusieurs résidences, notamment au Künstlerhaus Schloss Balmoral (Bad Ems, 2018–2019), à la Ampersand Foundation (New York, 2016) et à arebyte gallery (Londres, 2015). Son travail a été distingué par plusieurs prix et bourses, parmi lesquels le Sasol New Signatures et l’Absa L’Atelier Merit (Afrique du Sud, 2015), le Bath Open Art Prize et le Bad Behaviour Open Judges Prize (Royaume-Uni, 2014), ainsi que la bourse Oppenheimer Memorial Trust Scholarship (2012–2014).

Gülşah Mursaloğlu (née en 1989) Diplômée en sociologie de l’Université Boğaziçi à Istanbul, elle est également titulaire d’un master de la School of the Art Institute of Chicago. Son travail explore la matérialité, l’action de la matière et les temporalités humaines et non humaines. Ses installations, fruit d’un vaste processus de recherche, ne se figent pas dans une forme unique : elles se présentent comme des systèmes dynamiques et fluides, reflétant leur nature éphémère. Ses projets récents examinent notamment les changements de temporalité des pommes de terre et la manière dont humains et non-humains consomment la terre et ses acteurs souterrains. Elle vit et travaille à Berlin et est représentée par Sanatorium.

Berkay Tuncay (né en 1983 à Istanbul, Turquie) concentre son travail sur l’étude des multiples effets d’Internet sur la société mondiale, en copiant, combinant et transformant les codes culturels diffusés en ligne. Il a présenté ses travaux sur la culture numérique sous diverses formes et participé à de nombreuses expositions collectives internationales.
Parmi ses expositions personnelles figurent : Human, How Strange, So Vulgar, Such a Masterpiece and Yet So Primitive (Sanatorium, Istanbul, 2020), Getting Away with It All Messed Up (Display, Berlin, 2018), Life Is What Happens to You While You Are Busy Watching Cute Cat Videos (Gaia Gallery, Istanbul, 2016), We Are Accidents Waiting to Happen (49A, Izmir, 2013) et I’m Sorry, Because I Dance (De Kijkdoos, Amsterdam).
Il a également participé à plusieurs programmes de résidence artistique, dont ArtCenter (Istanbul, 2011–2013), la Cité Internationale des Arts (Paris, 2014) et Gastatelier NRW (Düsseldorf, 2018). Il est actuellement artiste en résidence à la Jan Van Eyck Academie (2021–2022).

Partenaires : Ile de France • Domeniile Franco-Române