Films français sur la danse
au festival OM Transylvania International Dance Festival


Dans le cadre du festival OM Transylvania International Dance Festival , l’Institut français présente deux documentaires sur l’histoire de la danse contemporaine
le 10 octobre, au cinéma Arta
20h
Josef Nadj – Dernier paysage
Réalisé et écrit par Josef Nadj | France | 2006 | 51 min.
Dans ce film qu’il a lui-même réalisé, la mémoire du lieu est ce qui intéresse le chorégraphe Josef Nadj. À partir d’un double principe, il met en perspective son univers et le processus de création de l’une de ses pièces, Last Landscape, créée en duo avec le percussionniste Vladimir Tarasov. Cet autoportrait face au paysage décline gestes et matériaux à partir d’un espace réel, revisité par des dessins, extraits du spectacle et commentaires.
En partant d’une première image, un livre ouvert sur une carte géographique, Josef Nadj, alors directeur du Centre chorégraphique national d’Orléans, nous conduit au cœur de son travail. Il évoque la porosité des frontières, celles de son pays natal en Voïvodine aux confins de la Hongrie, aujourd’hui région de Serbie, ainsi que sa propre geste artistique dont l’imaginaire porte l’empreinte de cette réalité géographique et culturelle. Entre éléments biographiques et exploration d’un paysage réel, proche de la ville où il est né – un coin de terre désolée, traversé par des eaux argileuses, – il fait naître la vision d’un monde qui sera retravaillé pour la scène. Dessiner sur le papier ou avec le mouvement, laisser le papier ou le corps s’imprégner de ces signes mystérieux procèdent chez l’artiste d’une même préoccupation : « Accueillir une autre vérité, l’éphémère, le passage et le partage avec le public. » (Irène Filiberti)
21h
L’Homme qui danse
Réalisé par Valérie Urréa | écrit par Rosita Boisseau et Valérie Urréa | France | 2004 | 59 min.
Angelin Preljocaj, Christian Bourigault, Dimitri Chamblas, Mark Tompkins, François Verret, Alain Buffard, Kader Belarbi, Josef Nadj, Philippe Decouflé… autant de visages de danseurs et chorégraphes, exclusivement masculins, qui se succèdent à l’image. Ce projet patiemment mûri, de la critique de danse Rosita Boisseau et de la réalisatrice Valérie Urréa, réunit extraits de pièces et entretiens autour d’un même questionnement : le masculin et la danse.
Ce documentaire procède par touches progressives autour d’un même angle de vue. En interrogeant ces « hommes qui font la danse contemporaine », interprètes et chorégraphes au parcours confirmé, autour d’une même figure, l’homme et son identité, Rosita Boisseau met à jour un double mouvement. De quelle façon les chorégraphes masculins sont-ils confrontés à cette question dans leur démarche artistique ? Cherchent-ils à échapper aux stéréotypes du genre ? Les différentes personnalités approchées pour couvrir cette thématique peu souvent traitée dans la danse témoignent d’une pensée qui chemine de l’intime à la création des pièces. Entre les images de spectacles, très judicieusement choisies, chacun évoque un peu de sa réflexion autour du sujet. De la qualité d’un geste au jeu avec les stéréotypes, de l’empreinte d’une identité culturelle à la figure du père. (Irène Filiberti)
La projection sera suivie d’un cocktail party.